L’appel de la Nuit
Je m’éveil, mes yeux rivés sur le croissant.
Petit à petit, par touches successives, la nuit m’enveloppe.
Je me lève, m’étend, me secoue et galope,
Au fond de mon être l’appel se fait pressant.
Ma ramure est ma fierté, signe incontestable de ma royauté !!
Je traverse le sous-bois, silencieux, comme une ombre,
Humant la nuit, baigné de clarté lunaire, écoutant les bruits sans nombre :
Grenouilles qui coassent, rats qui se carapatent, chouette au vol feutré.
Le chant des grillons, le ballet es lucioles,
Le concert des chats sauvages, voilà mon empire….
Que la vanité des hommes me fait bien rire :
Chacun dans la ronde son rôle doit tenir.
A toi je peux bien le dire :
Qu’importe la forme sans le Désir !
Qu’est ce qu’un corps refusant le Plaisir ?
Mais je me tais… déjà la nuit se déchire.
© Janus de Marseille